
Les domaines d'application
Nous identifions pour commencer trois domaines : l’adaptation aux bouleversements climatiques et écologiques, le déficit de débats démocratiques, la sortie du patriarcat.
Trois fils, une seule tresse : sur ces trois domaines, l’idée n’est pas de chercher des solutions aux problèmes ni même de formuler des propositions mais bien de “descendre” ensemble dans le sujet et ce qu’il fait vivre, d’apprendre à écouter l’autre, à mettre des mots sur son propre point de vue. Il s’agit de faire émerger les convergences et les divergences entre les points de vue, de sentir “ce qu’on est prêt à lâcher” et “ce qu’on n’est pas prêt à lâcher”, là où ça vient nous chercher quand ça coince.
Exemple de thèmes que nous souhaitons aborder : l’éco-anxiété, les défenses perverses, la honte et la vulnérabilité ; du bon usage de la colère…
1. L'adaptation aux bouleversements climatiques
Une large majorité d’entre nous a parfaitement conscience des enjeux écologiques, et pourtant, le peu qui est mis en œuvre est aujourd’hui largement détricoté. Comment dans ces conditions ne pas se sentir impuissant, anxieux, en colère et ne pas se replier sur soi ? L’approche relationnelle aide à se sentir moins seul avec un certain niveau d’angoisse inévitable, à construire des liens locaux robustes, à entraîner la coopération…
2. Le débat démocratique
La démocratie actuelle fonctionne sur un mode vertical, paternaliste, incarné par la figure du “sauveur” de la présidence à la mairie . Cette posture empêche l’élaboration collective et alimente la passivité citoyenne. Il s’agit de déplacer le débat vers l’intelligence collective, en construisant des dispositifs d’écoute, reconnaissance de la diversité des points de vue et des moyens, et de co-construction. L’approche relationnelle, à travers les concepts de pouvoir-faire et pouvoir-être, peut aider à mieux comprendre et ressentir les enjeux de partage du pouvoir, d’autonomie, d’individuation et d’appartenance.
3. La sortie du patriarcat
La remise en question du patriarcat rencontre aujourd’hui des réactions de rejet ou de saturation sociale. Comment avancer sans tomber dans une guerre des sexes ? L’expérience de la psychopratique relationnelle, notamment en accompagnement de couples, montre qu’il est possible d’aborder les questions de genre et de pouvoir avec bienveillance et non-complaisance, en tenant compte des vulnérabilités comme des responsabilités. Le regard genré sur les relations permet d’enrichir la compréhension des enjeux psychiques et sociaux.
